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Le regard subtil du photographe Samer Mohad sur le quotidien Libanais

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Préserver l’identité arabe par la photographie, entre les voitures, les rues poussiéreuses et l’architecture moderne Samer Mohad s’inspire et combine technique photographique, communication et compréhension profonde de l’art afin de raconter des histoires de l’identité Arabe au liban.

 

Révélé à travers les yeux du photographe et écrivain libanais Samer Mohdad, la photo d’un garçon orphelin portant le portrait, transpercé par une balle, de son père assassiné est remarquablement expressive.

Composé de contrastes nets et audacieux entre lumière et obscurité, le cliché de Mohdad « War Children, Lebanon 1984 – 1992 », à la fois social et politique, fait écho aux nombreux récits fascinants de vie innocentes affectées par la cruauté du conflit libanais.

Victimes des horribles combats sanglants qui ont éclaté à Beyrouth en 1975, Mohdad, alors âgé de dix ans, et sa famille ont cherché à se réfugier à Aley, une bourgade libanaise du Mont Liban.

La ligne de démarcation qui séparait Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest au niveau du centre ville vue de la partie Ouest de la ville en 1989. War Children, Lebanon 1985-1992. Samer Mohdad.
La ligne de démarcation qui séparait Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest au niveau du centre ville vue de la partie Ouest de la ville en 1989. War Children, Lebanon 1985-1992. Samer Mohdad.

Influencé par sa mère, une poète bien connue, l’amour de Mohdad pour la photographie s’épanouit après avoir compris que la poésie pouvait être transmise visuellement. Environ sept ans plus tard, lors de l’invasion israélienne du Liban, Samer fuit le pays et déménage en Belgique.

Poussé par son professeur d’alors, Roland Castro, Mohdad rejoint l’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège où il obtient son diplôme de photographie

Tout au long de son parcours éducatif, entre 1987 et 1989, il voyage au Liban, en Algérie et en Syrie, dans le but de capturer l’autre côté de la guerre tout en cherchant son identité arabe perdue.

Après avoir obtenu son diplôme, Mohdad gagne une compétition de photographie organisée par Kodak, ce qui lui donne l’opportunité de montrer son travail à de nombreux conservateurs d’art et photographes de renom durant les Rencontres d’Arles en France.

“Beyrouth a été ma toute première introduction à une ville historique du monde arabe”.

Le travail de Samer est centré sur la nostalgie. “La nostalgie surgit d’un endroit où l’on essaie de comprendre d’où viennent les choses. Tout cela est lié au fait que j’ai grandi dans un endroit où manquaient certaines des choses dont j’aurais eu besoin, justement parce que je grandissais, la nature par exemple.

En 1988, Mohdad commence à travailler pour l’agence de photo Vu à Paris, produisant notamment des reportages tels que “de l’autre côté de la guerre civile libanaise”, “la Prison de Beyrouth” et “les Enfants de la guerre civile”.

Suite à sa rencontre à Lausanne, en 1988, avec Charles-Henri Favrod, le fondateur du Musée de l’Élysée, Mohdad se retrouve affilié à un groupe de photographes suisses sélectionnés pour une rencontre avec le célèbre photographe américain Richard Avedon. Impressionné par son travail, les photographies de Mohdad font la une des journaux suisses le lendemain.

Mohdad démarre sa première exposition intitulée « Voir la Suisse autrement » en 1990, au Musée de l’Élysée. Il y expose une série de photographies commandée par l’armée suisse à l’occasion du 700e anniversaire de la confédération helvétique, dont aboutira un livre. A partir de ce jour, sa carrière de photographe été lancée.

Malgré le fait que son travail fasse partie de collections de musées et d’institutions prestigieuses en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient, Mohdad a des difficultés à se forger une réputation de photographe libanais ou arabe car il n’existait à l’époque aucune catégorie qui définissait ce genre de travail.

En 1997, à Beyrouth, avec l’aide de Fouad El Khoury et Akram Zaatari, Mohdad crée Arab Image Foundation, une organisation à but non-lucratif, hébergeant une acquisition d’archives photographiques à partir de photographies arabes comportant plus de 600 000 photographies à ce jour.

Le travail de Mohdad est humanitaire. Il combine technique photographique, communication et compréhension profonde des fondements de l’art afin de raconter un côté de la guerre qui est souvent oublié ; son travail se concentre sur la documentation et la préservation de l’identité arabe.

En tant qu’enfant de la guerre, sa première œuvre « War Children, Lebanon, 1985 -1992 » traite des émotions et des rencontres intimes qu’il a pu expérimenter durant son enfance. Photographiées dans Beyrouth Ouest, les montagnes, la vallée de la Bekaa, le Sud du Liban, les séries traitent des pertes qui résultent des actes sinistres de la guerre.

Dans son cinquième livre photo «Mes Ententes» , Samer raconte l’histoire de la réconciliation entre les communautés druzes et chrétiennes du Liban. Il questionne la capacité des personnes rapatriées qui travaillent durement pour reconstruire leurs vies dans les villages qui ont été détruites durant les conflits au Liban.

« Beyrouth Mutations » est le titre du sixième ouvrage de Mohdad qui combine à la fois la photographie et l’écriture. Mohdad offre une histoire contemporaine des vingt-cinq années de la transformation constante de Beyrouth pendant et après les conflits de 1975-1990.

Mohdad nous surprend avec son dernier ouvrage « Voyages en pays druze » sorti en décembre de cette année.
Basé essentiellement sur l’écriture,  il décrit des photos imaginées avec ses mots.

Un homme druze joue au football à Aley, Mont-Liban, 1993. Samer Mohdad
Un homme druze joue au football à Aley, Mont-Liban, 1993. Samer Mohdad

Une autobiographie narrative inspirée par ses voyages spirituels et son expérience de vie, « Voyages en pays druze » est une nouvelle qui selon l’auteur devrait « combler les lacunes historiques de cette communauté dont beaucoup ne sont pas conscients ».

Mohdad travaille actuellement sur un nouvel ouvrage intitulé « View From my Window Here and Elsewhere ». Une série qui traite du récent bouleversement des médias sociaux et des manipulations trompeuses que dépeignent les photographies. La publication inclura aussi une traduction d’un poème de sa mère écrit il y a quelques années.

 

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