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Naâma, icône du folklore Tunisien…

Qui d’entre nous ne s’est pas réveillé un dimanche matin sur la divine voix de Naâma sur les ondes de la radio, résonnant dans la cuisine de maman préparant déjà le déjeuner? Ces sons de la pure enfance imprègnent notre mémoire et sont ancrés au plus profond de notre âme.

Le 24 février 1934 a vu naître, dans un petit village du cap bon de la Tunisie Azmour, la petite « Hlima ». À seulement 11 ans, cette jeune fille sera au-devant de la scène, avec sa petite voix douce, chantonnant en reprise les vieux titres de notre patrimoine devant l’émerveillement et toute l’attention du public ayant soif d’une sensibilité forte que véhicule les cordes vocales de la diva.

Hlima est issue d’une famille conservatrice et modeste, vivant dans un milieu rural loin du bouillon culturel des grandes villes. Elle se contentait uniquement de petites prestations lors des fêtes de mariages et dans les soirées privées données dans son voisinage majoritairement paysan.

Déjà, son père “Si Laâroussi” était féru d’art et de chant, puisqu’il se produisait dans les grandes fêtes. Il a été aussi militant, connaissant l’emprisonnement et les exactions.

En 1957, elle adhéra à l’école musicale Errachidia et fut rapidement détectée par le musicien Salah Mehdi. Ce dernier souligna sa remarquable  présence et sa voix exquise qui ne l’ont pas laissé indifférent. Il lui donna alors le nom artistique de Naâma (mot qui désigne un don) et lui composa son premier titre “Ellil ah yalil jit nechkilek” qui fut diffusé pour la première fois sur les ondes de la radio nationale. À l’époque, il s’agissait d’un lieu de promotion des artistes de l’indépendance. Et en 1958, Naâma devenait un des piliers du groupe musical de la radio nationale.

Suite à cette participation, Naâma s’est installée dans le quartier artistique de la capitale dénommé Lafayette. Elle prenait de l’ampleur dans le monde arabe. Cette médiatisation et cette abnégation de la chanteuse au travail de son art coïncidait avec la recherche du public d’avoir sa propre figure emblématique dans le monde de l’art; cela s’opérait d’autant plus que le pays vient d’obtenir son indépendance. Cet élan national sera également une source d’acclamation de Naâma à l’échelle internationale. Elle était à ce titre décrite par les critiques dans les journaux arabes et occidentaux comme perle élégante, pleine de dynamisme et d’expression sur scène.

“Lou kan nar”, “Mahleha kelma fi fommi”, “Zaama Issafi Dahr”, “Charaa el hob”…, près de 800 chansons marquent indéniablement le nom d’une interprète douée et exceptionnelle sur le panthéon des chansons arabes.

Aujourd’hui, Essayda Naâma, considérée comme monument de la chanson tunisienne, habite de nouveau dans son petit village natal Azmour. Même si elle n’est plus active depuis 1998, cette vedette est en effet gravée à jamais dans la lignée des grandes personnalités culturelles du pays par ses œuvres musicales.

Quand il s’agit de la chanson et de nos biens culturels, on n’est obligé d’évoquer les grandes voix qui ont teinté notre histoire. On est certes, très fier d’afficher nos icônes musicales, nos artistes qui ont laissé leurs empreintes sur le livre de vie de chacun d’entre nous. Ces symboles de la chanson en qui on voit envoûtement, plaisir, rêve, amour, joie et admiration pour leur talent.

Par GUESMI.K

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