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SAB l’artiste Tunisien s’approprie l’art du collage

Son Parcours

Sabri ,ce jeune artiste tunisien, était depuis un bout de temps un mordu de l’art. Pourtant, il a fait des études en marketing et il est entré dans le monde de l’entrepreneuriat en voulant lancer sa boite de Street Marketing qui demande de la créativité.

Il a commencé avec l’art urbain “le Street Art”. Cet art est développé sous une multitude de formes, dans des endroits publics ou dans la rue. Le terme englobe la pratique du graffiti.

Au départ, Sabri se cherchait. Il nous confie “J’ai commencé avec le street art lors de mes débuts puis j’ai fini par retrouver mon chemin. J’avais des idées. Pour moi, grâce à mon art, je donne naissance à mes rêves.”

Ses références et ses inspirations sont “Jack le black” (artiste parisien), qu’il a d’ailleurs rencontré. Il est fasciné par son univers et son parcours. Mais aussi, le fameux “Banksy” (USA) fait partie des artistes qu’il vénère.

Ce mystérieux jeune homme nous avoue qu’il a réalisé quelques tags à Paris. Sachant que c’est interdit de faire des graffitis, Sabri nous explique qu’il faut être rapide, bien choisir l’endroit (faire du repérage avant) et surtout le faire à l’abri des regards. Le spectateur n’a qu’à le remarquer pour y être intégré. Cet art gratuit, éphémère et le plus souvent anonyme est une réaction au trop plein d’images commerciales qui nous envahissent. L’art “illicite” ne s’achète pas, mais manipule les images afin de tout envahir à la manière de la publicité.

On lui a également demandé s’il n’avait pas peur de se faire attraper en tagant. Il nous répond tout simplement qu’il “s’en fou” des conséquences car il préfère se sacrifier pour son art et qu’il fallait assumer clairement ce qu’on est.

Puis, ce magicien de l’art goûte à l’univers du collage. Les œuvres de collage et de montage mêlent la réalité à la fiction, mélangent les sources d’informations pour les faire exister entre elles dans de nouveaux espaces Artistiques. Elles dépaysent, perturbent, déstabilisent et cherchent à provoquer l’improbable rencontre. Cet art passe par la destruction des anciens modèles dans le but de créer de nouvelles formes. Il propose aux spectateurs de nouvelles configurations visuelles et mentales (comme les images impossibles).

Cette technique se libère d’une description ressemblante de la réalité. Les fragments utilisés perdent une partie de leur identité mais en acquièrent une nouvelle tout autant identifiable. On assiste alors à un jeu sur les différents niveaux d’identification: le fragment se trouve agencé à d’autres parties de la réalité qu’il n’aurait jamais rencontré sans cette manipulation (un peu comme dans un rêve…).

Il n’y a pas d’ordre, pas de sens de lecture… Par la composition d’un collage, on doit trouver de nouvelles figures et non plus les retrouver comme avant, il faut les interpréter. L’artiste fait des propositions et le spectateur, par son interprétation, est mis à contribution dans la compréhension d’une œuvre qui lui offre différents niveaux de lecture.

Le processus de fabrication d’une œuvre collagiste se caractérise par deux étapes: Celle de la dé-construction (Chaos) et celle de la reconstruction (Ordre).

L’univers de cet artiste, comme on peut le remarquer dans ces différentes créations, est sobre, simple et beau (toujours en noir et blanc). “Je commence avec la couleur noire puis je joue avec les contrastes en intégrant quelques éléments en couleurs. J’aime bien avoir la liberté d’exprimer mon art. D’ailleurs je prends mon temps quand je réalise une oeuvre. Je veux qu’elle soit parfaite et unique.”

Jetez un œil sur le tableau “Lima”. Il s’agit du coup de cœur de Sabri puisque c’est le premier d’une série de collage où il a retrouvé son style; “Le Style de SAB”. Ce chef d’oeuvre constitue une révélation pour notre artiste et la naissance de toute une série de collage.

Ses expositions et ses futurs projets

A Paris, il a participé à une vente privée de vêtements d’un ami où il a exposé 4 tableaux dont 3 sont vendus le jour même.

En Tunisie, il fera prochainement une exposition. En plus, il réalisera une série de tagues qui portent un message d’amour et de paix.
Il prépare également un projet de mode “La mode Urbaine”. Ses créations sont vendues en Allemagne, à Paris et bien sûr en Tunisie.

Par GUESMI.K

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