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Tahia Carioca, la pionnière de la danse orientale

Tahia Carioca, ou encore la Marilyn Monroe du monde arabe, de son vrai nom Badaweya Muhammad Ali el Nidani, est une danseuse et actrice égyptienne, née le 22 février 1919 et morte le 20 septembre 1999.

 

Elle a étudié la danse à l’école de danse Ivanova Belly au Caire. Elle a pris ses noms de scène des sambas brésiliennes qu’elle aimait jouer.
Cette artiste a commencé à danser en boite de nuit du Caire quand elle était adolescente. A cette époque, elle ne savait pas que c’était le début d’un voyage qui allait faire d’elle l’une des danseuses du monde les plus célèbres.
Bien que l’emprise de l’islam fondamentaliste sur la société égyptienne ait pratiquement anéanti les manifestations publiques de son art, elle a tenu bon et elle a finalement obtenu l’approbation officielle de ses parents.
Tahia a épousé 14 maris différents et une fois giflé le roi Farouk quand il a jeté un glaçon dans sa robe. Elle a utilisé ses nombreux films pour élever le statut de la danse du Moyen-Orient. Elle a été reconnue comme faisant partie du paysage des beaux-arts égyptien à travers ses représentations dans les films.

 

Taheya Carioca entre en 1935 dans le cinéma par la porte de la comédie musicale. Du Docteur Farhat de Togo Mizrahi à Dans l’ombre de Kamal Selim elle tient les seconds rôles; de scène de mariages en scène de cabarets, elle impose son style dansant intériorisé qui fait lever de sa chaise d’admiration le populaire en guellabia fraîchement arrivé de sa campagne. Bientôt promue sex symbol, Taheya Carioca fait école; elle aura plus tard pour successeur Zoheir Zaki.
Vers 1940, elle passe aux premiers rôles, d’abord avec Hussein Fawzi, qui lui offre l’occasion de sortir de ses rôles obligés de danseuse dans deux films: J’aime les erreurs et J’aime le populaire. Mais c’est grâce au réalisateur Wali Eddine Sameh qu’elle accède à la célébrité en 1946, dans la Femme et le pantin, à la faveur d’un face-à-face avec le mauvais garçon chéri du cinéma égyptien, Naguib al-Rihani.

 

Cette danseuse est découverte en 1956 par le public de Cannes comme une personnalité à la fougue rare pour le cinéma de son pays. Elle savait capter le regard et ne plus le lâcher, l’art de la quintessence et du geste juste. Taheya pouvait danser dans un mouchoir de poche tellement elle était douée.
Mais au-delà de la simple célébrité, elle a virtuellement défini l’art complexe et palpitant appelé “Raques Sharqui” dans les nations arabes mais connu en Occident comme la danse du ventre depuis qu’un promoteur de l’Exposition universelle de 1893 à Chicago a inventé le nom. Elle demeure encore à ce jour la danseuse du moyen orient la plus mythique et la plus respectée. Par sa grâce, sa beauté et son tempérament volcanique, la brune danseuse a donné ses lettres de noblesse à la danse orientale.
A la fin des années 80 , Tahia Carioca s’est retirée définitivement de la vie artistique.

Par GUESMI.K

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