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Gentleman Givenchy : Quand le Gentleman mène la danse

En 1975, Givenchy lance Gentleman, un parfum surprenant exprimant une vision singulière de la masculinité. En rupture avec les jus en vogue de l’époque, Gentleman Givenchy est une composition puissante à l’aura très Couture, mélange atypique de patchouli et de notes aromatiques à forte personnalité. De quoi épicer la courtoisie. Et permettre aux hommes de se distinguer.

En 2017, la Maison s’inspire du parfum original des années 70 pour proposer une nouvelle création aux gentlemen d’aujourd’hui. Réinvention totale… Être un gentleman au XXIe siècle, qu’est-ce que cela signifie ? Vivre avec élégance, bien sûr. Être résolument tourné vers les autres. Mais n’est-ce pas aussi exprimer une masculinité tout en nuances et en subtilité, séduisante alchimie d’assurance et de délicatesse ? Aussi fort que sensible, le gentleman vu par Givenchy est un esprit libre et audacieux échappant aux clichés. Un hédoniste qui ne boude ni son plaisir ni celui des autres, mais toujours avec générosité.

Sensiblement masculin

Il faut du cran pour dévoiler sa sensibilité, de l’audace pour faire le choix de la délicatesse. Gentleman Givenchy ose la douceur. Un twist floral inattendu, à l’image d’un gentleman à l’élégance décalée. Le caractère classique de la lavande est bousculé par la noblesse de l’iris, qui constitue le coeur de cette fragrance signée par le duo de maîtres-parfumeurs Nathalie Lorson et Olivier Cresp. Il donne à la composition son aspect poudré sophistiqué et, disons-le, son côté séducteur. Surtout lorsqu’il est allié à une poire suave et sucrée, supplément de tendresse plutôt détonnant. Par contraste, et rappelant en filigrane le parfum original de 1975, un accord de patchouli et de cuir plein de caractère structure cette nouvelle écriture boisée florale fougère avec élégance. Avec ce parfum à facettes – et à forte personnalité – Givenchy fait le pari d’une délicatesse qui ne manque pas de tempérament, et crée un sillage sur mesure pour un homme moderne assumant ses nuances et ses paradoxes. Un gentleman d’aujourd’hui respirant le raffinement, sans jamais avoir l’air d’y penser.

Le flacon

Le flacon est à l’image du gentleman contemporain, à la fois raffiné et décontracté, avec ce sens inné de l’élégance qui n’en fait jamais trop. Il est comme ce smoking porté de manière actuelle et cool, sans nœud pap’ mais avec style. Si on reconnaît l’allure du flacon de 1975, ses lignes épurées et son poids de verre, les détails font la différence et signent la modernité de cette nouvelle version. Le capot adopte un laquage noir brillant. Et c’est désormais un bandeau noir, lui aussi, qui ceinture ce flacon tout en contrastes, à la fois statutaire et doux, épuré et impactant, sophistiqué et nonchalant… Un néoclassique, assurément.

Aaron Taylor-Johnson : une égérie à l’élégance naturelle

L’acteur anglais est le nouveau Gentleman Givench, archétype cool et sexy dont la masculanité n’exclut pas la sensibilité et la générosité. Un homme qui ne déçoit jamais, en somme. Acteur doué, Aaron Taylor-Johnson est également un chanteur et danseur de talent… qui a tout appris dès son plus jeune âge. Une formation complète grâce à laquelle il a légitimement explosé à l’écran. Après plusieurs apparitions remarquées à la télévision et au cinéma, il obtient en 2009 le rôle principal dans la biographie de John Lennon Nowhere Boy. En 2010, il s’impose en super-héros comique dans le blockbuster Kick-Ass, suivi d’un second volet trois ans plus tard. Mais le comédien est décidément un artiste du changement de registre : il donne la réplique à Glenn Close dans Albert Nobbs, en 2011, puis rejoint le casting de Savages d’Oliver Stone, en 2012, et interprète la même année le Comte Vronski dans Anna Karénine de Joe Wright. Ses derniers coups d’éclat ? Son interprétation dans Nocturnal Animals, le film de Tom Ford, pour lequel il a reçu en janvier 2017 le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et une nomination au BAFTA dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle. Ainsi que le rôle principal dans le dernier film de Doug Liman, The Wall.

Quand le Gentleman mène la danse

De la générosité, une belle ouverture d’esprit, une indépendance à toute épreuve… Mais
aussi une touche d’excentricité et de poésie. Voilà ce qui définit le gentleman Givenchy,
mis en scène avec brio par Sam Taylor-Johnson, qui signe les nouveaux film et visuels
publicitaires. Photographe de renom, réalisatrice, productrice, l’artiste britannique s’est notamment distinguée en réalisant Nowhere Boy, le film qui a marqué sa rencontre avec Aaron en 2009, Fifty Shades of Grey en 2015 et, plus récemment, Gypsy, diffusé en avant-première sur Netflix le 30 juin 2017, avec Naomi Watts dans le rôle principal. « Partners in life », « partners in crime »… Quand ils travaillent séparément, Sam et Aaron Taylor-Johnson sont déjà impressionnants. Quand ils sont réunis, l’osmose de leurs personnalités et de leurs talents crève l’écran. La preuve avec ce film inédit en noir et blanc… Un manoir en pleine campagne, à la fin de la nuit. Dans le silence, le bruissement d’une fontaine et la rumeur d’une fête en train de s’achever. À l’intérieur, les derniers invités échangent d’une voix fatiguée, certains jouent aux cartes sans entrain. Il manque de toute évidence une étincelle.

Et cette étincelle, c’est lui : ce dandy nonchalant incarné par Aaron Taylor-Johnson, qui fait son entrée un brin de gypsophile à la main et pose un vinyle sur une platine, sans oublier de caresser un chaton au passage – coeur tendre oblige.

Il commence à danser, au rythme d’Enjoy Yourself du rappeur américain A+. Tous les regards se tournent vers lui. Un homme torse nu entre dans la danse : il s’agit du modèle et danseur américain Aaron Doucette. Une femme – interprétée par le mannequin Elizabeth Salt – les rejoint. Le trio saute sur la table, se lance dans une chorégraphie endiablée. Le pas de deux (ou plutôt de trois) se poursuit à l’extérieur, au soleil levant. Et parce que c’est aux beaux gestes qu’on reconnaît le gentleman, le personnage d’Aaron Taylor-Johnson n’en manque pas : il offre sa veste à l’homme qui frissonne dans la fraîcheur de l’aube et glisse son brin de gypsophile entre les lèvres de la femme. La danse continue en tête-à-tête avec elle aux abords de la fontaine. L’étreinte est plus proche, le rythme ralentit quand, contre toute attente, il se ressaisit soudain des fleurs et se laisse tomber en arrière dans le bassin, poussé par la femme. Il reste là, flottant dans l’eau autant que dans le délice du moment…

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