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DREAM CITY 2017, UNE PROGRAMMATION EXCEPTIONNELLE

La sixième édition de Dream City vous propose un programme riche et varié avec la participation de plusieurs artistes tunisiens et étrangers. Tunisie.co vous dévoile la liste complète des artistes participants.

ANNE TERESA DE KEERSMAEKER (Bruxelles)

En 1980, après des études de danse à l’école Mudra de Bruxelles, puis à la Tisch School of the Arts de New York, Anne Teresa De Keersmaeker (née en1960) crée Asch, sa première chorégraphie. Deux ans plus tard, elle marque les esprits en présentant Fase, Four Movements to the Music of Steve Reich. En 1983, De Keersmaeker chorégraphie Rosas danst Rosas et établit à Bruxelles sa compagnie de danse Rosas. A partir de ces oeuvres fondatrices, Anne Teresa De Keersmaeker a continué d’explorer, avec exigence et prolixité, les relations entre danse et musique.

Elle a constitué avec Rosas un vaste corpus de spectacles qui s’affrontent aux structures musicales et aux partitions de toutes les époques, de la musique ancienne à la musique contemporaine en passant par les expressions populaires.

Sa pratique chorégraphique est basée sur les principes formels de la géométrie et les modèles mathématiques, l’étude du monde naturel et des structures sociales – ouvrant de singulières perspectives sur le déploiement du corps dans l’espace et le temps. En 1995, Anne Teresa De Keersmaeker fondait l’école P.A.R.T.S. (Performing Arts Research and Training Studios) à Bruxelles en association avec La Monnaie/De Munt.

 

AMEL BEN ATTIA (Tunis)

Née en 1980, Amel Ben Attia est une artiste plasticienne tunisienne. Elle a poursuivi ses études à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis.
Depuis 2002, Amel Ben Attia développe une pratique artistique protéiforme et politique.

Par la peinture et la vidéo, l’artiste pointe du doigt l’impact politique et religieux sur l’humain et son rapport à son propre environnement.
Elle attise notre curiosité pour nous plonger dans une réflexion basée sur le rapport au monde.

Amel Ben Attia expose régulièrement dans des galeries en Tunisie comme à l’étranger. Elle a également participé à des expositions dans le cadre du FIAC (Alger), FIAF (New-York), au Palais des nations (Genève), au MAG (Montreux).

MAHA MAAMOUN (LE CAIRE)

Maha Maamoun est une artiste égyptienne basée au Caire. Son travail porte sur l’examen de la forme, de la fonction et de ce qu’il y a de commun entre les images courantes visuelles, littéraires ou culturelles, ceci en tant que point d’entrée pour enquêter sur le tissu culturel dans lequel nous évoluons. Elle travaille également sur des projets indépendants d’édition et de programmation culturelle. Elle a cofondé la plate-forme d’édition indépendante appelée Kayfa-ta (kayfa-ta.tumblr.com)en 2013. Elle est également membre fondatrice du Contemporary Image Collective (CiC)en 2004(ciccairo.com).

Son travail a été exposé à The Time is Out of Joint – Sharjah Art Foundation (2016); Century of Centuries–SALT (2015); Like Milking a Stone–Rosa Santos Gallery (2015); The Night of Counting the Years – Fridericianum (2014)…

 

TIM ZULAUF (Suisse)

Né en 1973, Tim Zulauf vit et travaille à Zurich en Suisse. Depuis 2002, il réalise avec le réseau des artistes KMUProduktionen des projets théâtraux.

Ces travaux, souvent installations spécifiques et contextuelles, portent sur les réalités sociales, le changement de la définition du travail de plus en plus dématérialisé et leurs interactions avec des discours médiatiques.

Pour Dream City 2015, l’oeuvre ”La porte portable” abordait, en Tunisien et en français, le sujet des relations tuniso-suisses à travers le ”partenariat migratoire”. Cette création a ensuite été adaptée en 2016 pour le Zürcher Theater Spektakel.

CORPS CITOYEN (Tunis)

Corps Citoyen est un collectif pluridisciplinaire d’artistes basé à Tunis. ”Corps Citoyen” parce que l’objectif principal de ce collectif est l’activation d’une réflexion citoyenne pour le changement social à travers le potentiel expressif de l’art et du corps en particulier, à la fois territoire d’une bataille politique et espace d’une résistance créatrice.

Corps citoyen ce sont : Rabii Brahim, Saoussen Babba, Aymen Mejri, Alessandro Rivera Magos, Anna Serlenga, Lilia Ben Romdhane, Francesca Cogni

BOYZIE CEKWANA (Soweto, Afrique du Sud)

Bien que sa carrière artistique soit entrecoupée de tournées dans les hémisphères Nord et Sud, Boyzie (né à Soweto) a choisi de vivre et de travailler en Afrique du Sud. Il est récompensé au Third International Ballet and Choreography Competition à Helsinki avec sa création Brother, Brother (1995).

Au même moment, Il fonde sa compagnie, Floating Outfit Project, basée à Durban. Il crée African Odyssée (1997) produit par le Kennedy Center for the Performing Arts, Rona (1999) pour laquelle il gagne le premier prix aux rencontres chorégraphiques africaines et de l’Océan Indien. Sa vision artistique porte sur les rapports sociaux, notamment dans le domaine politique. Son oeuvre est inscrite au répertoire de compagnies prestigieuses telles que le Scottish Dance Theatre, le Ballet de Lorraine et le Washington Ballet.

Depuis 2001, il se consacre à développer les collaborations entre danseurs contemporains d’Afrique du Sud et de l’Est. La créativité et la subversion sont profondément ancrées dans l’ADN de cet artiste.

SONIA KALLEL (Tunis )

Née en 1973, Sonia Kallel vit et travaille à Tunis. Depuis 2001, elle expose en Tunisie et ailleurs. Docteur en arts plastiques, elle partage sa vie entre sa pratique artistique et les cours qu’elle dispense à l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis.

Elle a un parcours universitaire diversifié : du stylisme modélisme à l’École Supérieure des Industries de la Mode de Toulouse en France en passant par les arts graphiques à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis ou encore une thèse en Arts Plastiques à l’Université Paris.

Ses œuvres ont été exposées à la Biennale de Venise, à la Fabrique d’Espaces Artistiques, aux Ateliers Nomades (thème : Chéchia) Musée du Quai Branly, à l’International Light Art Project, ” Interférence ” lors de Dream City Tunis ” De fil en aiguille ”, au Palais Kheïreddine, Tunis ”Fil d’Actualités”

MALEK GNAOUI (Tunis)

Né en 1983, Malek Gnaoui est un artiste plasticien qui vit et travaille à Tunis, sa formation à l’école des Arts et de décorations et son apprentissage au centre de céramique de Sidi Kacem Jellizi lui ont permis de développer une nouvelle forme de pratique artistique accaparant ainsi les espaces dans lesquels il performe. Entre vidéo, céramique, installation, son et performance, Malek Gnaoui traite de sujets épineux autour des conditions sociales et de la notion du sacrifice humain sous toutes ses formes.

Il a participé à des expositions dans des institutions de renommés tel que le festival Dream city (Tunis), Shubbak festival (Londres), l’Institut des Cultures de l’Islam (Paris), la friche La belle de Mai (Marseille)…

TANIA EL KHOURY (BEYROUTH)

Tania El Khoury est une artiste travaillant entre Londres et Beyrouth. Elle crée des installations et des performances interactives dans lesquelles le public devient collaborateur actif. Les oeuvres solos de Tania ont été internationalement programmées et elle a reçu les prix Total Theatre Innovation et Arches Brick.

Tania prépare actuellement au Royal Holloway College – Université de Londres – un doctorat entre les départements de théâtre et de géographie. Ses recherches et ses publications portent sur l’art vivant à l’époque des soulèvements. Elle est co-fondatrice du Dictaphone Group, un collectif de recherche et de performance visant la réappropriation de l’espace public au Liban.

 

FAKHRI EL GHEZAL (AKOUDA)

Photographe, vidéaste et plasticien tunisien, Fakhri El Ghezal (Akouda, 1981) développe « une oeuvre photographique qui travaille le corps de celui qui la travaille, dans une résonance perpétuelle, dans un incessant va-et-vient entre la mémoire de la chair et la chair de l’image.

Les images aussi sont des traces évanescentes sur la peau de la photographie. Visages et images. Corps et photographies. Ce sont les deux pôles autour desquels tourne de façon obsessionnelle le travail photographique de Fakhri El Ghezal.

Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions et festivals internationaux (Rencontres Africaines de la photographie de Bamako, NEW MUSEUM de New-York, Beirut Art Center, Mucem de Marseille…)

ULA SICKLE (Bruxelles)

Ula Sickle est une chorégraphe et performeuse qui vit et travaille à Bruxelles. Artiste transdisciplinaire, elle collabore régulièrement avec des artistes issus des arts visuels ou de la musique contemporaine. Son travail recherche des formes d’écriture chorégraphique où codes culturels et pouvoirs politiques de la danse populaire se révèlent.

Sa quête d’une alternative au canon de la danse contemporaine l’a amenée à rencontrer des performeurs qui incarnent d’autres histoires du mouvement.

HÉLA AMMAR (Tunis)

Héla Ammar est née à Tunis. Elle est Docteur en Droit et artiste visuelle. Son travail photographique questionne les notions de mémoire et d’identité par-delà les références et conventions sociales, politiques et religieuses.

Co-auteure d’une enquête sur les couloirs de la mort en Tunisie (2013), elle a récemment développé un ensemble d’installations sonores et visuelles dépeignant pour la première fois l’univers carcéral tunisien. Dans la foulée, elle publie un livre regroupant texte et photographies sur le même sujet (Corridors, Céres Editions, 2014).

Ses nombreuses œuvres ont été présentées lors de plusieurs biennales et expositions internationales au Sénégal, au Maroc, en Egypte, au Mali, en France, aux Etats Unis et bien sûr en Tunisie.

NACERA BELAZA (Paris/Médéa)

Née en Algérie, résidant en France depuis ses cinq ans, Nacera Belaza développe une chorégraphie qui prend sa source dans un cheminement intérieur. Répétition du geste, lenteur infinie, étirement du temps : ses pièces explorent le mouvement comme on explorerait un souffle serein, profond et continu.

De la master class à la performance in situ, sa volonté de partager et de transmettre s’est cristallisée sur la relation avec les publics et leurs territoires. Dans un continuel va-et-vient entre les deux rives, Nacera Belaza développe le travail de sa compagnie basée en France et a fondé une coopérative artistique en Algérie où elle a été en charge, depuis 2013, de la programmation du festival de danse contemporaine le ”Temps Dansé” et où elle propose des activités de formation et de sensibilisation des publics à l’art contemporain et au geste dansé.

NIDHAL CHAMEKH (Tunis)

Né en 1985 à Dahmani en Tunisie, vit et travaille entre Paris et Tunis. C’est un artiste plasticien, il poursuit ses études aux Beaux-arts de Tunis et de Paris. Il trace un chemin de réflexion et d’expérimentation assez profondes pour repenser notre époque. Chacune de ses créations se situe, pour les questionner, dans l’intersection entre le biographique et le politique ; entre le vécu et l’historique ; entre l’événement et l’archive.

Ses œuvres ont été exposées à la Triennale d’Aïchi (2016), la Biennale de Yinchuan (2016), la Biennale de Venise (2015), la Biennale de Dakar (2014), à L’African Art Fair, à Art Basel, à la galerie Selma Feriani à Tunis, à l’Institut du Monde Arabe, au Drawing Room à Londres, etc.

BADER DRIDI (Tunis)

Musicien et compositeur confirmé, Bader Dridi s’est spécialisé dans l’interprétation de la musique occidentale, poursuivant ses recherches dans ce domaine. La passion et la fougue amènent ce diplômé de l’Institu supérieur de musique de Tunis à explorer différents courants musicaux alliant la musique occidentale à celle d’Afrique du nord.

Sa collaboration avec des groupes musicaux tunisiens et étrangers de renommée n’a fait que renforcer le talent de ce jeune prodige du 4 ème art.
Il a obtenu le prix de la meilleure œuvre musicale tunisienne aux Journées musicales de Carthage en 2017 avec son projet Aroug.

 

RIMINI PROTOKOLL (Berlin)

Stefan Kaegi, un des metteurs en scène qui travaille auprès de la compagnie berlinoise, crée des pièces de théâtre documentaire, des émissions radiophoniques et travaille en milieu urbain sur divers projets collaboratifs.

Depuis 2014, il adapte le spectacle déambulatoire et immersif ” Remote X ” dans des contextes urbains aussi différents que ceux de Santiago du Chili, Bangalore, Moscou, Abu Dhabi ou New York.

Erin Manning (Montréal)

Erin Manning détient une chaire de recherche en philosophie et art relationnel de la Faculté des Beaux- Arts de l’université Concordia. Elle est également directrice du SenseLab (www.senselab.ca), un laboratoire de recherche qui explore les intersections entre la création artistique, la philosophie et le politique. Ses projets récents explorent le geste mineur en relation avec la couleur, le movement et la collectivité émergente.

Ses expositions récentes incluent Stitching Time à la Biennale de Sydney (2012) et à la biennale de Moscou (2013), The Smell of Red (avec Nathaniel Stern) à Glasshouse NY (2014) et au musée de Vancouver (2015) et Threadways au musée de Beaux-Arts Gand (2016, 2017). Ses publications incluent The Minor Gesture (2016), Always More Than One: Individuation’s Dance (2013), Relationscapes: Movement, Art, Philosophy (2009) et, avec Brian Massumi, Thought in the Act: Passages in the Ecology of Experience (2014).

Jozef Wouters (Bruxelles)

Jozef Wouters (né en 1986) est actif en tant que scénographe dans les arts de la scène flamande et bruxelloise depuis 2007. En 2010, il obtient son diplôme à Bruxelles en Etudes Performance et scénographie. Il se spécialise alors en scénographie. Depuis, il a travaillé avec Meg Stuart, Thomas Bellinck, Benny Claessens, Michiel Vandevelde, Scheld’apen / Het Bos…

Le travail de Wouters est souvent lié à un emplacement spécifique, tel que All problems can never be solved (2012) à Laeken (B) et Zoological Institute for Recently Extinct Species (2013) pour le Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Au cours du Kunstenfestivaldesarts en 2016 à Bruxelles, il a effectué une performance Decoratelier, INFINI 1-15.
Le point de départ du travail de Jozef Wouters réside souvent dans des questions qui peuvent ou ne peuvent pas être prédéterminées, des idées qui prennent progressivement forme à l’intérieur et à l’extérieur des limites de la fabrication ; parfois fonctionnelles, parfois absurdes, mais toujours en mettant l’accent sur les choses qui le préoccupent en tant qu’artiste et en tant que personne.

Wouters est un artiste indépendant en résidence avec Damaged Goods, la compagnie de danse du chorégraphe américain Meg Stuart basée à Bruxelles.

Kawthar Younis (Le Caire)

Kawther Younis est une réalisatrice égyptienne qui a étudié la direction filmique à la High cinema Institute du Caire. Elle est née en juin 1993. Elle a réalisé un projet “A story of Everyday” qui a gagné le premier prix du concourt engagement civique de l’université américaine du Caire en 2011.

”A Present from the Past” est le 1er long métrage documentaire produit par la High cinema Institute d’Egypte et le 1er film d’école a avoir officiellement participé au Festival international du film du Caire.

Ismaïl Bahri

Ismaïl Bahri vit et travaille à Paris. Son oeuvre s’ouvre à de multiples références culturelles et esthétiques et développe des expérimentations plastiques précises et sensibles. Leurs résultats prennent la forme de dessins, de vidéos, de photographies, d’installations ou encore d’hybridations entre ces différents supports. Des matières simples y sont manipulées et conduites à une transformation, au moyen de gestes et procédés d’inspiration souvent mécanique liés au cinéma ou à la photographie. (Gilles Baume)

Les oeuvres d’Ismaïl Bahri ont été montrées dans divers lieux tels que La Criée Centre d’Art Contemporain (Rennes), Les églises (Chelles), la Sharjah Foundation (Sharjah), la Staatliche Kunsthalle (Karlsruhe), Kunst Im Tunnel (Düsseldorf), le British Film Institute (Londres), ou la Calouste Gulbenkian Foundation (Lisbonne). Ses films ont été sélectionnés dans des festivals tels que TIFF (Toronto), NYFF (New York), IFFR (Rotterdam), FID (Marseille) entre autres. Plus récemment, son travail a fait l’objet d’une exposition monographique au Jeu de Paume (Paris).

Nidhal Yahyaoui (Tunis)

Nidhal Yahyaoui est originaire de la région de Seliana et a grandi dans les quartiers de la médina de Tunis, ces quartiers qui concentrent des habitants issus de différents horizons ethniques tunisiens. Imprégné depuis son enfance de plusieurs genres musicaux traditionnels, Nidhal est animé par le désir de porter haut les couleurs de la musique tunisienne en l’exportant notamment en dehors de nos frontières.

Après son premier projet, Bargou 08, qui explorait le répertoire salhi de la région de Seliana et son second projet, Aphawin Populaire, qui faisait la part belle au mezoued, sa troisième aventure nous mène vers la musique berbère Chaoui. Les enjeux sont les mêmes : proposer des sons nouveaux et des fusions improbables.

 

Ossama Mohammed (Damas)

Né à Lattakiya en 1954, Ossama Mohammed est un réalisateur, directeur de photographie et scénariste diplômé en 1979 de l’Institut de cinéma de Russie (VGIK).
Son premier court métrage “Khutwa Khutwa” (1978) aborde le secret de la mutation d’enfants pauvres et innocents en soldats et assassins potentiels. Il a été choisi après 35 ans à la sélection officielle de Berlin 2013.

Sa première fiction Nujum al-Nahar (Stars in Broad Daylight) en 1988 est considérée par beaucoup comme une brillante critique de la société syrienne contemporaine piégée dans le régime Baath, la projection publique de celui-ci n’a jamais été autorisée en Syrie. Le film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Son auteur a reçu des éloges ainsi que le la Palme d’or la même année au Festival de Valence.

Sunduq al-Dunya (2002), le deuxième long métrage du réalisateur, a été sélectionné dans la catégorie ”Un Certain Regard” au Festival de Cannes. Complexe et visuellement étonnant, le film a confirmé son créateur comme l’un des plus magistraux cinéastes diplomés de l’école soviétique de cinéma.

Après 2011 dans son exil forcé à Paris, il a commencé une nouvelle aventure cinématographique: ”Silvered Water, Syria Self-Portrait”, sélection officielle du Festival de Cannes 2014.

 

Laila Soliman et Ruud Gielens (Le Caire/Bruxelles)

La metteure en scène et dramaturge égyptienne Laila Soliman (née en 1981) et le belge Ruud Gielens (né en 1977) collaborent ensemble depuis 2011 sur différents projets artistiques.
Ils ont co-dirigé la très saluée production Lessons in Revolting (2011), Grande Maison (2015) et Le musée national de l’appareil sécuritaire de l’Etat (2015).

Gielens a également produit le recent travail de direction de Laila Soliman pour la série de performances No time for art (2011-2014), Hawa el Horreya (2014) et Zigzig (2016). Laila Soliman, quant à elle, a été la dramaturge du travail de Ruud Gielens: In the Eyes of Heaven (2016) et The Meursault Investigation (2017).

Laila Soliman a étudié le théâtre à l’université américaine du Caire puis elle a obtenu un master de théâtre à Dasarts (AHK) à Amsterdam. Depuis 2004, son travail tourne en Egypte, en Tunisie, au Liban, en Syrie et en Europe.

Ruud Gielens est un artiste polyvalent actif dans divers domains des arts performatifs. Il fait des créations lumières, réalise des vidéos et a dirigé, créé et joué dans plusieurs théâtres belges et internationaux. Il a étudié la direction théâtrale à l’école de théâtre de Rits à Bruxelles (Belgique) où il a ensuite enseigné auprès des futurs jeunes metteurs en scène.

 

Rochdi Belgasmi

Originaire de Sousse, Rochdi Belgasmi débute jeune la danse au sein des clubs et écoles de danse de la ville. Après l’obtention de son baccalauréat, il suit une formation académique à l’Institut Supérieur des Arts Dramatiques de Tunis parallèlement à une formation professionnelle en danse contemporaine.

Depuis 2006, il collabore avec plusieurs chorégraphes en tant qu’interprète et travaille également en tant que chorégraphe avec différents metteurs en scène.
En 2010, il fait la rencontre de la grande Khira Oubeidallah, avec qui il se forme aux danses populaires tunisiennes. Depuis cette rencontre, Rochdi Belgasmi place ces danses au centre de son travail contemporain et crée son premier solo en 2011 : ”Transe”, corps hanté, une création qui a tourné en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne.

Suivront les créations ” Zoufri ” en 2012, ” Et si vous désobéissiez ” (Wa Idha Aassaytom) en 2015, ”Ouled Jellaba» en 2016. Cette dernière création touche l’image de l’homme dans la société tunisienne qui se veut moderne tout en laissant le ” masculin ” dominer.

Wael Shawky (Alexandrie)

Basé sur de longs temps de recherche et d’enquête, le travail de Wael Shawky aborde les notions d’identité nationale, religieuse et artistique à travers le cinéma, la performance et la narration.

Que les enfants bédouins puissent agir sur la construction d’une piste d’aéroport en plein désert ou organiser un concert de heavy métal dans un village égyptien reculé, Shawky travaille la culture à travers le prisme de la tradition historique et vice versa. Mêlant la réalité et la fiction, l’émerveillement de l’enfance et la spiritualité, Shawky a mis en scène les affrontements médiévaux entre musulmans et chrétiens dans sa trilogie basée sur des marionnettes – intitulé Cabaret Crusades : The Horror Show Files (2010), The Path to Cairo (2012) et The Secrets of Karbalaa (2015).

Dans son film en trois parties, Al Araba Al Madfuna, il fait appel à des enfants acteurs pour raconter des mythes poétiques, rendant ainsi hommage, au-delà d’une simple narration, aux récits fondateurs d’antan.

Wael Shawky est né à Alexandrie en Egypte en 1971 où il vit et travaille. Ses expositions personnelles : Kunsthaus Bregenz, Autriche (2016) ; Fondazione Merz, Zurich, Suisse (2016) ; MATHAF, Doha, Qatar (2015) ; MoMA P.S.1, New York, USA (2015) ; K20 Düsseldorf, Allemagne (2014-15) et tant d’autres.

Zied Zouari Feat. Abdurrahman Tarikci (Tunis)

Né en Tunisie en 1983 dans une famille de musiciens, Zied Zouari commence à jouer du violon à l’âge de sept ans. Premier prix de différents festivals et rencontres, il joue en solo à Carthage, à l’Institut du monde arabe, au Zénith, au théâtre des Champs-Elysées, au théâtre de la ville de Paris, à la Cigale… Il est également violon solo du grand musicien serbe ”Goran Brekovic” et directeur musical de l’Opéra arabe Kalila wa Dimna

Titulaire d’un doctorat en musique et d’un DEM en Jazz et musiques improvisées, Zied Zouari a pour champ de prédilection la musique arabo-orientale tout en s’imprégnant intensément du Jazz, de l’électro et du rock. Il est sur la voie de former une référence dans le langage violonistique arabe contemporain en incarnant une vision artistique totalement singulière et atypique.

Abdurrahman Tarikci est un artiste turc né en 1977. Jeune prodige de la musique, il est actuellement un des maîtres du chant turc ainsi qu’un virtuose de la Basse et du Baglama. Il fait partie de ces artistes qui développe un discours propre, à mi-chemin entre le Jazz et la musique turco-indienne. Sa voix de ténor est un mélange d’influences, caractérisée par une finesse d’interprétation inégalée.

Eric Corijn (Bruxelles)

Eric Corijn (1947) est philosophe de la culture et sociologue. Il a fait des études de biologie marine, de philosophie, de futurologie, dynamique des sciences et en psychanalyse dans les universités de Gand, Bruxelles, Utrecht et Amsterdam. Il a un doctorat en sciences sociales de l’Université de Tilburg.

En outre, il a des diplômes d’études artistiques générales, de sculpture et de sculpture monumentale à l’Académie RHoK à Bruxelles. Il a fait une carrière de chercheur et de professeur des universités et a enseigné dans les universités de Gand, Tilburg, Deusto-Bilbao, Louvain et Bruxelles où il a fondé l’Institut d’Etudes Urbaines COSMOPOLIS. Il a initié différents programmes universitaires européens dont le Master Erasmus Mundus en Etudes Urbaines 4Cities avec les deux universités bruxelloises, les universités de Vienne, Copenhague et la Complutense et la Autonoma à Madrid.

En outre, Eric Corijn est vice-président de la Brussels Studies Institute, directeur de la Brussels Academy et vice-président de la Commission Régionale de Développement de la Région Bruxelles Capitale. Fortement engagé à côté des arts de la scène, il collabore avec le Réseau des Arts à Bruxelles et a accompagné avec eux la rédaction d’un Plan Culturel. Il a plus de 250 publications.

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