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Je me prostitue, et après ?

La semaine dernière a eu lieu la sortie du film « Much loved », en Tunisie. Le long-métrage se déroule à Marrakech et y raconte le quotidien de quatre prostituées marocaines qui doivent faire face à une société rétrograde les considérants comme une abomination. Malgré qu’il soit censuré dans son pays d’origine, le film a fait salle comble dans plusieurs cinémas tunisiens depuis sa sortie. Premier pays arabe à le diffuser, il ne cesse de diviser la société.

Pourtant, les maisons closes sont connues de tous, présentent dans toutes les grandes capitales du Pays. Sur le plan judiciaire elles sont considérées comme étant légal. Les prostitués que l’on retrouve dans ce que l’on appelle plus couramment des ‘bordels’, sont enregistrées comme telles et doivent exercer leur profession dans des quartiers délimités par l’Etat. Dans le cas contraire, elles sont punis par la loi est encourt selon l’article 231 du code pénal de 6 mois à 2 ans d’emprisonnement, et de 20 à 200 dinars d’amend

 UN TABOU SOCIETAL                             

Depuis la révolution et la montée des partis ‘radicaux’ ainsi que la mise en place d’une ‘brigade des mœurs’ les prostitués sont de plus en plus victimes de violences. On notera notamment en 2012, une maison close incendiée par des salafistes à Sousse. Loin d’être un cas isolé, plusieurs bordels ont dû fermer leurs portes sous la pression de salafistes, ce qui accentua le taux de la prostitution

dites ‘clandestines’. Au niveau du citoyen lambda le débat entrainent des avis qui diffères. Selon Zeineb, 21 ans ‘Les prostituées sont présentent dans tout les pays du monde, je ne vois pas pourquoi ce ne devrait pas être le cas en Tunisie. Elles sont primordiales à notre société, sans elles, les risques d’agressions sexuelles augmenteraient fortement’. Contrairement à Eya, 19 ans ‘Moi je m’oppose à toutes les formes de prostitution. Je ne vois pas ce qui pousse une fille à vendre son corps, je pense qu’une femme forte n’a pas à tombée dans la prostitution quelque soit sa position sociale.’ Dans le domaine artistique, la prostituée est souvent décrite comme étant victime de ces conditions sociales et contrainte à vendre son corps. Lors de la dernière édition de DREAM CITY ont a pu découvrir l’exposition de Laila Soliman et Ruud GielensGRANDE MAISON’ qui était dédiée à la rue la plus célèbre de la medina, Sidi abdallah Guech. Ainsi l’exposition mettait en scène le quotidien de ces fonctionnaires du sexe et des déboires dont elles sont victimes.

 

 

 

 

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